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Banques belges et colonisation israélienne : c’est l’heure des comptes !

Action « Don’t Buy into Occupation » ce 4 février

Ce vendredi 4 février à 14h, une action est organisée par la coalition ’Don’t Buy into Occupation’ devant le cabinet du ministre des Finances puis devant le siège de BNP Paribas. Le message à BNP Paribas et à l’État belge qui en est actionnaire est simple : « Cessez de financer les entreprises impliquées dans la colonisation israélienne ». Outre l’implication importante de BNP Paribas, la coalition ’Don’t Buy into Occupation’ publie de nouveaux chiffres sur les investissements de Belfius dans des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes.

Fin septembre 2021, un rapport de la coalition mettait en lumière les relations entre les institutions financières européennes et les entreprises opérant dans les colonies israéliennes illégales sur le territoire palestinien occupé. Le rapport pointait l’implication très importante de la banque franco-belge BNP Paribas. Celle-ci est le premier créancier européen avec 14,81 milliards EUR (17,3 milliards USD) de prêts et de souscriptions et est également le 12e investisseur européen avec 2,86 milliards EUR (3,34 milliards USD) investis dans des entreprises directement impliquées dans les colonies israéliennes.

Des contacts ont été pris avec BNP Paribas suite à la publication du rapport, mais la banque refuse obstinément de dialoguer sur le sujet. Une action d’interpellation de la banque a également été lancée en décembre, appelant les citoyens à envoyer une lettre de plainte à la banque via le site de l’organisation FairFin. Un millier de lettres de plaintes ont ainsi été envoyées à la banque, sans recevoir de réponse.

BNP Paribas n’est pas la seule impliquée. D’autres banques belges ont également des liens financiers avec des entreprises opérant dans les colonies israéliennes. La Coalition ’Don’t Buy into Occupation’ publie aujourd’hui de nouveaux chiffres sur l’implication de Belfius via son partenariat avec la société de gestion d’actifs Candriam. Candriam Belgium investit à hauteur de 380 millions USD dans des entreprises actives dans la colonisation israélienne et cela principalement en actions. La majeure partie de cet argent va à Siemens (146 millions USD), Solvay (65 millions USD) et Cisco Systems (60 millions USD).

« La colonisation est une des composantes du régime israélien d’apartheid dénoncé cette semaine par Amnesty International. Les activités des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes renforcent la colonisation et participent aux violations des droits humains qui en découlent. BNP Paribas, Belfius, ainsi que les autres banques belges impliquées doivent utiliser leurs liens financiers avec ces entreprises pour qu’elles se désinvestissent des colonies israéliennes, souligne Nathalie Janne d’Othée, en charge du suivi de la coalition ’Don’t buy into occupation’ au CNCD-11.11.11. Par ailleurs, le gouvernement belge est le premier actionnaire de BNP Paribas et le propriétaire de Belfius. La coalition ’Don’t buy into occupation’ lui demande d’agir pour engager ces banques vers un meilleur respect de droits humains, en l’occurrence ici des droits des Palestiniens ».

Ce vendredi 4 février, une action est organisée par des membres belges de la coalition ’Don’t buy into occupation’ devant le cabinet du ministre des Finances et de 14h45 à 15h30 devant le siège social de BNP Paribas Fortis. 21 volontaires bâillonnés porteront des tenues blanches avec les lettres D-O-N-T-B-U-Y-I-N-T-O-O-C-C-U-P-A-T-I-O-N. Une brouette apportera symboliquement les 1 000 lettres de plaintes déjà envoyées à BNP Paribas, successivement au cabinet Van Peteghem et à BNP Paribas. Devant la BNP, des cartes visas BNP Paribas seront symboliquement coupées.

Les organisations porteuses de l’action sont les suivantes : 11.11.11, CNCD-11.11.11, Association Belgo-Palestinienne, Fairfin, SolSoc, Centrale Générale FGTB, Vrede, Intal.